Durant la soirée, je n'arrête pas de conseiller à mon jeune client de se rapprocher de ses parents. Je me trouve plutôt mal placé à lui transmettre les conseils demandés, quand je me récapitule mentalement le fiasco avec ma fille. Néanmoins, c'est tout de même 3 pintes de ma bière préférée et cela me rappelle la fois où avec k3 nous avions ingurgité 5 pintes chacun ( je sais, certains "font" beaucoup mieux), pris nos Vélib' et en regagnant son conapt ( comme on dit chez John Difool) on s'était effondrés en plein milieu du Châtelet, elle, me plaquant au sol pour une étreinte sur la chaussée ( la nuit et l'éclairage) et moi dans les vapeurs de cette bière. C'était il y a longtemps maintenant. Ce qui est funny dans le cliché : dans ce café, k3 m'avait officialisé comme "sa muse" - nom de nom, c'est la seule fois où quelqu'un m'a honoré d'un tel titre! Décidément cette ligne est surprenante car j'avais oublié cet épisode de notre relation avec k3 ( sa première cote à Drouot).
Donc c'est la nuit lorsque je m'extraie de mon rendez-vous et je regagne le loft. "seconde chance" est à me côtés, elle me conduit sur notre nuage, la nuit est une douceur, la nuit est une promesse, la présence de "seconde chance" est une joie, un souffle fait voleter sa blondeur et sa voix se coule dans mon souffle. Bien sûr, je sais qu'elle vit sa vie à 600 kms de Paris, qu'elle m'oublie ( et je ne lui en veux pas), qu'elle prend ses vacances avec ses enfants - mais je souhaite tant sa présence que je réussis presque à la créer pendant cette promenade nocturne. Bien sûr, je rêve que cette promenade se fait la main dans la main, mais je reviens à la réalité. Et croyez le ou pas, ce n'est pas douloureux. C'est une vague de souvenirs qui déferle, comme les vagues déferlantes que j'ai pu apprécier sur Men Go : c'est ton pas, "seconde chance", dont j'entends le Doppler mental qui arrive, qui me soulève, qui me fait redescendre en douceur et me plaque un sourire intériorisé : moment de joie, de quasi plénitude; c'est ton rythme, "seconde chance", dont je perçois la pulsation intimiste qui moutonne au loin et me grise; ce sont tes paroles, "seconde chance" que tu m'as confiées ( ok, depuis tu les as modifiées) et qui me chavirer : même briévement tu as cru à un miracle. Voici, pourquoi ma chère "seconde chance" tu es malheureusement pour toi (?) encore présente dans mes sensations tandis que je me promène dans la nuit parisienne qui brille comme une ligne de front.
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