Je pensais que 2011 allait être une année difficile - la première année en fait pendant laquelle je devais serrer les dents, prolonger les solitudes de l'année précédente. Elle a juste été folle, d'une densité exceptionnelle et aventureuse.
Prêts pour un coup d'oeil dans le rétro? ( Je reconnais que ce bilan est décousu; cela changera des années précédentes. Je pense que c'est aussi du à ce que à cette minute je suis perturbé)
L'évènement de l'année est l'amorce d'un rapprochement avec la nounette. Elle ne comprend pas mes raisons de divorcer et elle se raccroche à sa réussite dans les études. Pendant l'été elle sera employée à l'agence et nous effectuera une mise à niveau de notre fichier clientèle. Pendant ce mois, la nounette verra son père sous un jour différent et nous crèverons l'abcès. Je m'aperçois à quel point elle est devenue belle, à quel point elle n'a pas perdu de son mordant ni de son égoïsme ( c'est bien ma fille). Elle possède une allure intimidante : un mélange de détermination et de détachement, un concentré de lourdeur et d'énergie irrésistible. Elle vit à fond sa vie de jeune étudiante : bosser et s'amuser. Ses résultats sont époustouflants et ses joies se concentrent sur ses amis, dont son amie de toujours ( depuis la première année de maternelle), sans oublier ses ambiances " métal". Avec sa cousine, elle parlera manga, séries improbables et de ce qui est le film que j'aimerais voir ( Kick Ass, que j'ai loupé à sa sortie, mais je compte me rattrapper). Parfois, je me sentirais hors du jeu, mais de savoir qu'elle est là : quel bonheur: je le vis encore. Elle y rencontrera aussi k3 pendant ce mois. Ou pour être exact K3 imposera son contact à ma fille ( ce que je ne voulais pas) et donc discussion plus que houleuse avec k3.
La grande affaire est le jugement de non conciliation. L'âpreté de la procédure a vraiment pris sa dimension pendant l'été.
Sur le plan du business : les objectifs ont été dépassés et vraiment au début de 2011 c'était vraiment dur, j'étais seul et les recrutements craquaient devant mes impatiences. Le rythme de travail était infernal. Je ne sais pas ce qui me faisait tenir. Les soirées avec "petite soeur"? Les concerts des Kills ( dont un déplacement à Anvers en passant par la case "lillou" - le temps aussi pour cette dernière de s'encanailler une fois de plus)? L'instinct de survie? Les affaires qui se nouaient? Les autres concerts? Les expos ( monumental Pers!)? Puis, ma nièce a voulu toucher au job et elle a aimé. Elle a ajouté la touche malicieuse et féminine qui manquait à l'agence. Et elle, au moins, pas la peine de lui expliquer longuement l'importance de faire tourner l'agence pour son père et son oncle! Certes, il y a encore de la formation à mettre en place et à la désinhiber complètement sur le commercial, mais il y a le principal : le service au client. Par contre pour en revenir à la santé de l'agence en 2011, des bénéfices ont été dégagés sur 2010. Du coup, serrer les dents semble être reporté aux autres années - ce constat se confirme à la date d'aujourd'hui, mais pour des raisons différentes.
L'amitié avec "petite soeur" s'est renforcée, à tel point que certains (comme mon petit frère) pensent que nous sortons ensemble. Si à cette époque, on ne se voyait pas 2 fois par semaine au moins, on ne se voyait pas. ( ce qu'elle a exprimé par : "je deviens quoi pendant ton mois de voile?"). Elle m'a même je pense privilégiè à ces amours qu'elle fracassait peu de temps après leur commencement; jolie preuve d'amitié.
Les joies de l'année outre woy 2011, ce sont les sensations de la Corvette Baltique : 1 mois de rêve à redécouvrir le goût du sel, les morsures du froid, les fatigues des quarts, les incertitudes d'un repas chaud au regard des heures d'arrivée, le feulement des vagues sur la coque. Sans oublier, le bruit des haubans, les rencontres entre navigateurs, les brumes des pubs, les échos du radar, les calculs de vitesse, la joie de contempler une carte marine et de dessiner une route, le stress et le mal de mer; la voile hauturière. J'ai craqué pour la nounette pendant cette Corvette et une amie m'a prêté son mobile pour une grosse joie, en fait la plus intense - contacter cette fille qui ignorait son père. Pendant la Corvette, le calme des courriels de "petite soeur" a contrasté avec les élans de k3 qui à travers ses courriels ne manquait pas de "m'attendre avec impatience". Je ne l'avais pas prévenue de mon départ et je crois que de se retrouver ainsi en dehors de mes écrans radar, ça l'a juste vexé; sorry girl, mais de mon côté à cette époque, la page était tournée et c'est stupide que ton attitude m'a fait revenir vers toi ( retour d'Allemagne).
Sur le plan sentimental, c'est peu de dire que l'année a été contrastée. La parenthèse "colombie ou vénézuela, je ne sais plus" et les bouffées de fièvre de "galerie" apparaissent finalement comme des préparations à l'aventure avec "seconde chance". k3 a profité de nos élans passionnels pour tenter de revenir (?) : au printemps, pendant la traversée que j'effectuais ( cf; paragraphe ci-dessus). C'était juste que l'on se rendait coup pour coup, que j'en ai encaissés autant qu'elle en a reçus d'après ce qu'elle m'a dit un soir ( cette ridicule scène de sanglots dans un restaurant où il a fallu que je la console, etc). Pour me remettre en selle, "galerie" et "colombie ou vénézuela, je ne sais plus" ont été parfaites ( la seconde m'a permis de rencontrer la première) - épisode qui semblait déplaire à "petite soeur" en cette fin de printemps. Elle a raison, mon comportement était puéril mais c'est difficile de résister parfois. Aprés quelques arrêts aux ambitions de k3 dés le début de l'été ( dont : "je te demande de venir à mon anniversaire", et ma réponse négative cinglante ), je me suis retrouvé seul, comme une page vierge. Avec le recul, j'étais prêt à la rencontre.
Et c'est "seconde chance" qui a surgie. Je ne sais plus à quelle occasion ( avant la rencontre) mais à cette occasion j'avais remarqué un "je ne sais quoi" de troublant. ( Ou peut-être l'ai-je rêvé, who knows?) Pendant l'été, je la rencontrais et là j'ai éprouvé un choc et quasi instantément je me suis focalisé sur une relation avec elle. Je me souviens de l'avoir invitée à la Nuit Blanche avec mes amis ( peintre, équilibre, méditerranée, hammet & compagne, petite soeur). "galerie" m'avait aussi posé une option - mais je n'avais pas répondu. Je me souviens d'avoir oublié sa venue ( c'est incroyable mais c'est hèlas vrai) et lorsqu'elle est apparue, ça été de nouveau un choc - un piano venait de me tomber dessus! Je me souviens d'avoir tourné ma tête vers "petite soeur" et son regard a jeté comme une étrange vérité. Et de savoir cette femme avec nous ( bien entendu je traduis "nous" par : moi) m'a submergé d'un bonheur terrible. Lorsque "méditerranée" est arrivé, lui aussi a senti qu'un évènement venait de se produire, que sserni abordait un territoire inconnu. Ok, je détaille ces minutes mais elles sont si profondément gravées et délicieuses... Et c'est l'évènement le plus fort ( avec les retrouvailles de la nounette) de cette année. Avec le recul et les viviscitudes de notre relation, je ne regrette pas une seconde vécue avec cette femme et plus tard avec ses enfants, même si à cette minute l'avenir de notre relation n'est pas établi, même si des difficultés existent pour poursuivre. Et je parie mon ciré et mes bottes que je ne regretterais pas davantage les moments que je vivrais avec elle, si nous construisons un amour pérenne. Et dois-je ajouter que j'ai vécu de nouveau les bonheurs d'être avec des enfants ( les siens) pendant leurs anniversaires et Noël!?
On termine par woy 2011 : nous savons qui c'est ( de toute façon chaque année ce n'est pas difficile de figer un choix) : "seconde chance". Elle succède à k3. Il y a de fortes chances pour que "seconde chance" se retrouve dans cette position les années suivantes ( que notre relation perdure ou pas).
Le concert de l'année : The Kills, of course : pas un concurrent en action sur la planète.
Les 3 CD de l'année : The Kills ( Blood Pressure) // The Nationals ( High Violet) // Miossec ( Chansons ordinaires)
Le film de l'année : Inception; concept et façon de fimer époustoufflants. Di Caprio toujours aussi excellent.
Le livre de l'année : Kafka sur le rivage, ce livre est une leçon d'emboîtement
La date clé : pour une fois 2 dates : 09 08 ; 01 10
La peur de l'année : Terschelling, d'ailleurs, tout le monde a eu peur, ce jour-là.
La joie de l'année (2) : parler avec nounette / découvrir la beauté de "seconde chance"
La surprise de l'année : un séjour à Madrid, amazing isnt'it?
L'affaire de l'année : Le port de l'aube.
Parfois, j'aimerais vraiment savoir écrire : je ne suis pas sûr que ce qui précède reflète la folie de cette année, sa magnificience, ses promesses - sa fulgurance absolue. Ce que j'ai aimé c'est cette sensation enivrante de retrouver des buts qui me dépassent, de savoir que je les vis, de pratiquer quasi naturellement un détachement immersif.
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